Aurélien de Meaux (Electra) : « C’est dans les épreuves difficiles que l’on apprend à se connaître »

Nous voulions en savoir un peu plus sur la personne qui se cache derrière des entreprises françaises aussi puissantes que Cheerz et Electra, alors Geoffrey a posé des questions plus personnelles à leur co-fondateur : Aurélien de Meaux. 👇

Au niveau de ta vie personnelle, tu as évolué ? Tu es passé par des sessions de coaching ? Ça m’intéresse d’avoir un petit feedback sur ce que tu as travaillé dans ton évolution de carrière. 

Alors très bon sujet. D’abord, j’ai compris une chose : que l’investissement sur soi-même était un bon investissement, c’est le premier point. Deuxième point, j’ai fait du coaching individuel, du coaching à deux avec mon associé de l’époque de Cheerz et des sessions de coaching avec le Comex, donc avec les managers d’Electra. Je pense qu’il y a différents formats possibles et je trouve que c’est très riche. 

Tu disais « oui, mais l’entrepreneuriat, est-ce que tu n’es pas dégoûté ? » Pour moi, c’est comme un trail ou un marathon ou une épreuve sportive. Il y a des gens qui disent maintenant « mais pourquoi ils font ça ? Ils sont un peu maso », mais en même temps, c’est là où tu te découvres toi-même et où tu vois tes limites. Quand tu les trouves, tu vois comment est-ce que tu peux justement les dépasser, qui sont de tout progresse. C’est dans ces épreuves un peu difficiles que tu te connais mieux toi-même. Je pense que l’aide d’un coach est particulièrement importante à des moments pour débloquer un peu des clés de lecture de soi-même : comment je réagis, pourquoi je réagis comme ça. C’est une question qu’il faut faire attention parce que tu peux y passer vraiment 10h par jour. 

Tu es père de famille, multi-entrepreneur et investisseur aussi. Bref, tu es chargé. L’équilibre vie perso / vie pro, c’est un rêve ou une réalité ? 

Ce n’est pas évident. Franchement, moi, j’ai la chance d’avoir une femme vraiment extraordinaire qui comprend : ça fait quinze ans qu’elle vit avec un entrepreneur. Elle comprend aussi que je suis au démarrage d’Electra et pour sortir de terre le truc au début, ça demande une énergie folle. Je pense qu’on a une forme de compréhension mutuelle sur le sujet, elle est hyper supportive et ça, c’est clé pour moi. Si je n’avais pas ça clairement, je me dirais que je suis en train de mettre à mal un peu cette construction familiale qui est hyper importante pour moi. Je pense que ça me trotte dans la tête en plus de toutes les autres choses.

Tu as des routines ou des disciplines par lesquelles tu passes pour réussir à mener de front tout ce que tu as envie de mener ? Ou des habitudes que tu prends, des choses que tu t’imposes ?

Non, je n’ai jamais fait de méditation ou des trucs comme ça. J’essaye de faire un peu de sport. Ça c’est bien, ça m’aide et j’essaye aussi de réduire le bruit. Je ne réponds jamais à des numéros que je ne connais pas. Ça a l’air idiot, mais avec toutes les sollicitations, il y a un moment où tu es obligé de te protéger un peu. Il y a plein de trucs que je reçois et auxquels je ne réponds pas, ou alors je redirige. C’est un peu obligatoire parce que sinon tu peux te noyer. 

Est-ce qu’il y a une boîte qui tu aurais aimé lancer ?

Ça, c’est une super bonne question. J’aime beaucoup ce que font Verkor dans les batteries. Je trouve ça fantastique, c’est vraiment une très belle boite. 

J’ai rencontré Benoît il y a peu de temps. Vraiment extraordinaire, un sujet de dingue. Ensuite, j’aime bien aussi les boîtes de produits, comme les petits camions électriques, ce genre de choses, ça, c’est des trucs que j’aurais bien aimé monter. 

Il y a pas mal de gens qui essaient de décarboner l’aviation aussi, qui commence à regarder comment est-ce qu’on peut aussi prendre. Je suis passionné de mobilité, donc j’avais pensé à monter une boîte de train, mais j’ai abandonné. 

Est-ce qu’il y a une personne, toi qui fréquentes pas mal d’entrepreneurs, que tu me conseillerais d’avoir à ce micro qui dégage quelque chose et un parcours assez inspirant ?

Aldric Emié qui a monté Climb, c’est une fintech. C’est un bel exemple de résilience et de ténacité. Ils ont pivoté de business model au moins une ou deux fois dans un contexte qui n’est pas évident, franchement, c’est extraordinaire je trouve. Alex Bellity, mon pote qui a monté Cleany. Je ne sais pas si tu as entendu parler. C’est une boite de nettoyage industriel, un sujet super intéressant parce qu’en fait ce sont des centaines de personnes qui font tourner le quotidien de gens. 

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